Les séparées

Les séparées

Davrichewy, Kéthévane

10-18

  • 3 août 2014

    Meilleures amies… pas pour la vie

    Pour Victor Hugo, « La moitié d’un ami est la moitié d’un traître ». Et comme le dit l’adage, on se remet d’un chagrin d’amour, mais plus difficilement d’une amitié brisée. Alice et Cécile se connaissent depuis la maternelle et sont passionnellement amies depuis leur adolescence. Elles ont fait de leurs différences une complémentarité. La première est aussi solaire et chaleureuse que la seconde est mystérieuse et distante. Cette relation fusionnelle et exclusive qu’elles croyaient éternelle ne va pourtant pas résister à l’épreuve du temps. Entre elles, la haine finit par voir le jour. Surtout celle de Cécile à l’encontre d’Alice. Quel a été le point de bascule ? Où sont les failles? Comme souvent dans toutes les histoires de filles, cherchez le garçon : Philippe, le grand frère tant aimé de l’une, mais aussi adoré par l’autre. Et la révélation d’un secret qui va tout faire voler en éclat. Mais pas seulement…

    Kéthévane Dravichewy, auteure d’origine géorgienne, très remarquée avec son précédent roman « La mer noire », nous offre avec « Les séparées » une belle histoire sur l’intensité d’une passion d’amitié et la stupeur ressentie suite à son effondrement. Elle construit avec habileté son récit en donnant tour à tour la parole à Alice et Cécile, alors qu’elles ont la cinquantaine et qu’elles reviennent chacune sur leur relation et leur rupture. La voix de Cécile nous parvient des profondeurs d’un coma dans lequel elle est plongée après un accident. C’est en conscience face à la mort qu’elle nous livre sa version sur leur séparation. « Tu n’as pas cessé de m’aimer, j’ai cessé de t’intéresser. Et je t’ai trahie pour ça ». Pour Alice, au même moment tout bascule dans sa vie de femme : elle perd son boulot, découvre que son mari la trompe, et ses enfants qui ont grandi n’ont plus besoin d’elle. Face à ses vides et l’accident de Cécile, les souvenirs refoulés de son histoire avec sa meilleure ennemie refont surface pour la mener vers des vérités qui ne sont pas toutes bonnes à connaître.

    La grande réussite de ce roman est qu’Alice et Cécile semblent ne plus appartenir à la fiction, mais devenir bien réelles. Le lecteur écoute leurs confidences au creux de son oreille, comme le chuchotement d’un secret. Le tout rythmé de savoureuses références musicales des années 80 qui patinent subtilement le récit. Kéthévane Dravichewy est une sorte de Claude Sautet de la littérature. Ses romans abordent « Les choses de la vie » avec un profond sens et respect de l’autre. Si vous aimez cette écriture toute en empathie, ne passez surtout pas à côté de son dernier roman « Quatre murs » (Sabine Wespieser Editeur) qui vous plongera cette fois au cœur d’une intense histoire de famille.

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  • par (Libraire)
    22 novembre 2013

    Un roman émouvant sur la petite musique de la vie façonnée par l'enfance, l'amitié et quelques secrets aussi...


  • par (Libraire)
    2 octobre 2013

    Cécile et Alice sont amies depuis leur plus tendre enfance. Elles ont développé une relation hors du commun qui a résisté à toutes les épreuves. Mais aujourd'hui, Cécile est dans le coma et Alice n'est pas à ses côtés. Depuis quelques temps, elles ne s'adressent plus la parole. Que s'est-il passé ? A la frontière de la mort, Cécile se remémore les moments passés avec Alice et lève le voile sur les raisons de ce désamour. Kéthévane Davrichewy aborde pages après pages les fêlures, les discordes et les secrets qui nourrissent toute relation amicale. Indubitablement, elle heurte notre sensibilité et parle à notre cœur en y laissant une trace indélébile.


  • par (Libraire)
    13 juin 2013

    Passionnant

    Passionnant, ce roman à deux voix, sans aucune fausse note, à la structure originale et au style concis, est tout simplement génial. Une belle réussite !