La femme qui avait perdu son âme

La femme qui avait perdu son âme

Bob Shacochis

Éditions Gallmeister

  • 24 janvier 2017

    Un roman politique ample et kaléidoscopique absolument fabuleux qui nous raconte une histoire du 20è siècle entre Europe, Etats-Unis et Caraïbes.
    Malgré son épaisseur, le livre est écrit dans un style très agréable et n'est jamais laborieux ni ennuyeux.


  • par (Libraire)
    4 février 2016

    Une femme est assassinée sur un bord de route en Haïti. Elle se révélera mystérieuse, aux multiples identités, aux multiples personnalités. Ce livre s'ouvre sur une enquête autour d'elle et de sa mort pour nous plonger progressivement dans une histoire d'une ampleur à la fois politique, sociale, familiale et historique. Ce livre est un monument. 800 pages d'aventures, de suspens et de secrets de famille!
    Il ne faut surtout pas raconter cette trame serrée qui résonne sur cinquante ans d’histoire, de haine, de vengeance et de croisade : la lectrice ou le lecteur prendra un immense plaisir à découvrir, plus ou moins progressivement, la manière dont les personnages muent, se dévoilent ou au contraire se dissimulent, changent de nom et parfois de vie, au gré de longs flash-backs et d’incisifs flash-forwards fort habilement agencés.


  • par (Libraire)
    3 février 2016

    Allier avec autant de maitrise thriller politique, roman d'espionnage, fresque historique et roman psychologique relève de la gageure. Bob Shacochis a pris son temps, 10 ans, mais a réussi ce tour de force. Cette femme qui a perdu son âme s'appelle Scotie, Dottie, Doroty, Renee et peut-être d'autres noms encore. Elle parle sept, huit langues, semble être allée partout où il est possible d'aller et son passé est une carte de visite dont elle change régulièrement. Lunatique, frivole ou sérieuse, elle échappe à toute les tentatives que les hommes qu'elles croisent font pour la cerner. Mais elle a perdu son âme, dit-elle, sans que l'on sache si elle prend ça au sérieux. A Haïti à la fin des années 1990, dans le chaos de l'occupation Américaine où les coups d'Etat se fomentent aussi vite qu'ils s'évaporent, un homme vient enquêter sur la disparition de cette femme. Retrouvée morte, une balle dans la tête, au milieu d'une route de campagne.
    Il serait vain d'essayer de résumer ne serait-ce qu'un seul des fils qui conduisent le récit, éclaté entre différentes époques, en différents lieux. A l'instar des personnages, on navigue à vue, on essaye de reconnaitre les pièces du puzzle et une fois posée la dernière, on voudrait tout recommencer. Un immense roman.


  • 10 janvier 2016

    Un vrai thriller politique

    Quelle fresque... Les Nord-Américains ne s'y sont pas trompés : « digne successeur...de Graham Greene et John le Carré » ont-ils souligné à la parution de ce pavé en 2013. Finaliste du prix Pulitzer l'année suivante (avec Philipp Meyer pour « Le Fils » et Donna Tartt qui l'a emporté avec « Le Chardonneret », sacré trio !), ce livre vous tiendra en haleine plusieurs soirs d'affilée. Thriller politique, roman d'espionnage (les analyses géopolitiques sur les conflits contemporains sont passionnantes), histoire d'amour aux personnages inoubliables (même les « méchants »), tous les ingrédients mélangés par Bob Shacochis concourent à la réussite de ce livre. L'auteur s'est inspiré de son expérience personnelle de correspondant de guerre (notamment en Haïti). Pas étonnant dès lors que la trame de cette fiction soit très réaliste. Qui était Jackie Scott (née Kovacevic, Dorothy), connue sous divers patronymes (Renee Gardener, Dottie Chambers) ? Plusieurs protagonistes tentent d'éclaircir le mystère de cette femme, façonnée par un père monstrueux autant que fascinant.

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