RENTREE LITTERAIRE 2017

25,00

Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d'âge
mûr : Faye Andresen-Anderson. Les médias s’emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Seul Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu’il est à jouer en ligne au Monde d'Elfscape. Pourtant, Calamity Packer n’est autre que sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans. Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet : un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d’elle ; il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes. Des émeutes de Chicago en 1968 au New York post-11-Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, Nathan Hill s’empare de l’Amérique d’aujourd’hui et de ses démons et compose avec beaucoup d’humour une fresque aussi ambitieuse que captivante.
Né en 1976, Nathan Hill est originaire de l’Iowa, aux États-Unis. Il vit aujourd’hui en Floride et enseigne la littérature et l’écriture à l’Université Saint-Thomas dans le Minnesota. Les fantômes du vieux pays est son premier roman.


Grand Prix du roman de l'Académie française 2017

Grasset

22,00

Et si la fiction était le meilleur moyen pour raconter un monde où l’argent sale et le terrorisme mènent la danse  ? Ils s’appellent Grimaud, Habiba, Bruno, Rifat, Rim, Jeannette, Levent, Emma, Sami, Moussa, Harry. Ce sont nos contemporains. Otages du chaos général, comme nous. Dans un pays à bout de souffle, le nôtre, pressé de liquider à la fois le sacré et l’amour, ils se comportent souvent comme s’ils avaient perdu le secret de la vie. Chacun erre dans son existence comme en étrange pays dans son pays lui-même.
Mécaniques du chaos est un roman polyphonique d’une extraordinaire maîtrise qui se lit comme un thriller. Il nous emporte des capitales de l’Orient compliqué aux friches urbaines d’une France déboussolée, des confins du désert libyen au cœur du pouvoir parisien, dans le mouvement d’une Histoire qui ne s’arrête jamais.


21,90

Les Histoires de Franz est le deuxième volet de la suite romanesque inaugurée en 2016 par Abraham et fils. Dans le premier volet, le Docteur Farkas, médecin rapatrié, et son fils Franz, âgé d’une dizaine d’années, arrivaient en 1963 à Tilliers, petite ville de la Beauce, et emménageaient dans une maison ancienne. Ils se liaient à Claire et Luciane, une jeune veuve et sa fille, et élucidaient ensemble l’énigme entourant deux familles juives cachées dans la maison en 1942.
Ce deuxième volet suit la famille Farkas entre 1965 et 1970. Abraham est devenu médecin responsable de la maternité à l’hôpital local de Tilliers ; Claire et deux de ses amies militent au Planning familial naissant ; Luciane a dix-huit ans et cherche à s’émanciper ; Franz tient un journal, écrit des nouvelles, entretient une correspondance nourrie avec un interlocuteur mystérieux, rencontre au lycée des enseignants hors du commun et se lie à deux adolescents qui, comme lui, viennent de loin. Au fil de leurs engagements, les Farkas croiseront des fantômes – les disparus de la guerre d’Algérie, les laissés-pour-compte de l’empire colonial français – et feront de leur mieux pour les sortir de l’oubli.
Roman polyphonique, Les Histoires de Franz évoque la France des années soixante à travers d’autres voix que les livres d’Histoire. Il évoque irrésistiblement la littérature d’aventure et de mystère, populaire, les feuilletons, les séries. Chaque chapitre est à lui seul comme une nouvelle qui en appelle d’autres qui se croisent, se répondent et font ensemble un véritable « page turner ». Le troisième volet s’intitulera Franz en Amérique.


19,50

Dans une petite ville paisible des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d'ossements ayant appartenu à une jeune femme dont personne n'avait plus entendu parler depuis des décennies. Été 1969. Ligeia débarque de Floride avec l'insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C'est l'époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent à l'abri de ces révolutions, sous la coupe d'un grand-père tyrannique et conservateur, se laissent entraîner dans le tourbillon de tentations que leur propose cette sirène enjôleuse. Le temps d'une saison, Ligeia bouleversera de fond en comble leur relation et leur vision du monde, scellant à jamais leur destin avant de disparaître aussi subitement qu'elle était apparue. À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé et à leur propre conscience, rejouant l'éternelle confrontation de Caïn et d'Abel dans une tonalité aux résonances dostoïevskiennes.

« Rash est un conteur envoûtant, qui fait monter avec brio la tension entre le passé et le présent de l'histoire. Une histoire fondée sur le contrôle, le Mal et la nature même du pouvoir, celui de sauver comme celui de tuer.» The Washington Post

« Un roman vif et mince, qui explore nos imperfections, nos faiblesses, nos préjugés, et perçoit comment, dans les temps de crise, nous parvenons ou pas à sortir de l'impasse avec un sens moral intact. » Minneapolis Star Tribune


19,50

«"Quand tu rencontreras de grands personnages, des hommes importants, promets-moi de leur dire : au n° 16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny..." Quand il fit la promesse à ce M. Piekielny, son voisin, qui ressemblait à "une souris triste", Roman Kacew était enfant. Devenu adulte, résistant, diplomate, écrivain sous le nom de Romain Gary, il s’en est toujours acquitté : "Des estrades de l’ONU à l’Ambassade de Londres, du Palais Fédéral de Berne à l’Élysée, devant Charles de Gaulle et Vichinsky, devant les hauts dignitaires et les bâtisseurs pour mille ans, je n’ai jamais manqué de mentionner l’existence du petit homme", raconte-t-il dans La promesse de l’aube, son autobiographie romancée. Un jour de mai, des hasards m’ont jeté devant le n° 16 de la rue Grande-Pohulanka. J’ai décidé, ce jour-là, de partir à la recherche d’un certain M. Piekielny.»
Né en 1987, François-Henri Désérable est l’auteur, aux Éditions Gallimard, de Tu montreras ma tête au peuple et d'Évariste.