L'état des fédérations, Tome 1, L'unité dans la diversité
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Éditeur
Presses de l'Université du Québec
Date de publication
Collection
Politeia
Langue
français
Langue d'origine
français
Fiches UNIMARC
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L'état des fédérations, Tome 1

L'unité dans la diversité

Presses de l'Université du Québec

Politeia

Offres

  • AideEAN13 : 9782760551329
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
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  • AideEAN13 : 9782760551312
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À l’aube du XXIe siècle, l’opportunité de la solution fédérale semble faire
débat. Les revendications séparatistes, hier cantonnées aux États africains et
asiatiques, et qui avaient déjà conduit bon nombre de fédérations à
disparaître dans les années 1960, font un retour en force sur la scène
politique. Aucun continent n’est épargné. L’idéal de l’État-nation demeure, et
bien des peuples minoritaires ne semblent plus trouver leur compte au sein des
unions fédérales existantes. Mais l’irrédentisme révèle aussi le volet
politique d’une crise plus profonde du fédéralisme. Oubliant leurs promesses
originelles, les États fédéraux se sont progressivement « unitarisés ». Au
point qu’il est permis de se demander s’il existe une loi de centralisation du
fédéralisme. Quoi qu’il en soit, bon nombre d’entre eux ont échoué à offrir à
leurs minorités nationales une garantie efficace contre l’assimilation qui les
menace. Les États fédéraux ont refusé de se concevoir à l’image d’une union
plurinationale. En effet, les théoriciens du fédéralisme et du libéralisme ont
d’abord exclu le modèle multinational. L’homogénéité politique, linguistique
et nationale a été érigée par les pères du fédéralisme en une condition de
viabilité de l’union. C’est pourtant cette homogénéité qui porte la
responsabilité de la centralisation progressive des États fédéraux. Réserver
le statut de nation au seul peuple fédéral a pour effet de déclasser les
identités politiques constitutives de la fédération en les renvoyant à une
simple manifestation de folklore culturel. Et c’est en réaction à cette dite
perte d’identité et d’autonomie que répondent les revendications séparatistes
québécoise, flamande ou catalane. Fort heureusement, le XXe siècle a connu un
renouvellement de la théorie fédérale qui permet désormais de penser la
Fédération comme une véritable union de peuples, comme une fédération
plurinationale. Christophe Parent est maître de conférences à l’Université de
Poitiers (France). Il est membre de l’Institut de droit public de cette
université et de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et
canadiennes. Ses travaux portent principalement sur le fédéralisme. Il a
publié en 2011 un ouvrage intitulé Le concept d’État fédéral multinational.
Essai sur l’union des peuples.
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