Correspondance (1854-1898)
Éditeur
Gallimard
Date de publication
Collection
Blanche
Langue
français
Langue d'origine
français
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Correspondance (1854-1898)

Gallimard

Blanche

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L’amitié entre Albert Camus et Nicola Chiaromonte (1905-1972) est née 'd’un
rapport humain des plus beaux et vrais : l’hospitalité'. Le jeune Camus, qui
vient d’achever la rédaction de ses 'trois "Absurdes"', se lie à
l’intellectuel italien exilé lors de son passage à Oran au printemps 1941.
Militant antifasciste et anticommuniste, ami d’Alberto Moravia et d’Andrea
Caffi, Nicola Chiaromonte s’apprête alors à rejoindre les États-Unis pour
quelques années. À New York, en lisant le Mythe de Sisyphe et L’Étranger, il
se découvre une profonde parenté d’esprit et de préoccupation avec l’écrivain
français. C’est après Hiroshima que l’intellectuel italien, ayant lié
d’étroites relations avec la gauche anticonformiste américaine en prenant part
à la fondation de la revue pacifiste politics, suscite la collaboration
intellectuelle de son ami français, désireux de nourrir avec lui un nécessaire
'commerce social'. Cette complicité amicale échappe, dans l’esprit des deux
hommes, à l’autorité de l’État et des partis. De cet effort partagé naîtront
des communautés de réflexion, en particulier les Groupes de liaison
internationale, fragiles 'îlots de résistance' contre la déferlante des
idéologies et la restauration des dictatures. Cette correspondance croisée,
réunissant quelque quatre-vingt-dix lettres inédites, restitue l’exigence et
la fraternité de ce dialogue vécu sous le mode de l’urgence : 'Nous sommes
comme des témoins, écrit Albert Camus, en passe d’être accusés. Mais je ne
veux pas vous laisser croire que je manque d’espoir. Il y a certaines choses
pour lesquelles je me sens une obstination infinie.' Il n’y a pas à distinguer
ici entre la recherche de la vérité et la chaleur de l’amitié.
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