Des câlins, des leçons
Éditeur
Atelier 10
Date de publication
Collection
Nouveau Projet
Langue
français
Langue d'origine
français
Fiches UNIMARC
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Des câlins, des leçons

Atelier 10

Nouveau Projet

Offres

  • Des câlins, des leçons

    AideEAN13 : 9782897594985
    • Fichier PDF, avec Marquage en filigrane
    1.99
Durant ses années à titre de producteur exécutif de la sitcom Seinfeld, Larry
David aurait fait écrire en grosses lettres une maxime dans la salle des
scénaristes: «No hugging. No learning.» Cette règle devait s’appliquer à
chacun des épisodes de la série cocréée avec Jerry Seinfeld en 1989: pas de
câlins ni de leçons. Aucun des personnages ne devait ressentir d’émotions
positives sincères ni sortir de l’épisode grandi. Aucune morale n’émanerait de
la série. Si on associe souvent Seinfeld à son accroche délibérément vague—a
show about nothing—, la formule de David fournit une piste d’explication quant
au modus operandi des créateurs. Comment fait-on une comédie qui ne parle de
rien? En s’assurant que personne n’y vit rien de trop sérieux ni de trop
profond. À voir la tendance en comédie télévisuelle des dernières années, une
maxime comme «No hugging. No learning» semble appartenir à une autre époque,
sorte de coquetterie d’une esthétique dépassée. Les séries comme The Good
Place, Kidding, The Last Man on Earth ou, plus récemment, After Life mettent
explicitement en scène des personnages qui vivent de profonds questionnements
existentiels et moraux, et des situations truffées de câlins et de leçons. La
scène comique n’aura jamais eu de fondement plus existentiel.
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