Les frères Karamazov, Tome II
Éditeur
La Gibecière à Mots
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Les frères Karamazov

Tome II

La Gibecière à Mots

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  • AideEAN13 : 9782374635408
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**Fiodor Dostoïevsky** (1821-1881)

"Le corps du Père Zosime fut préparé pour l’inhumation d’après le rite établi.
On ne lave pas les moines et les ascètes décédés, le fait est notoire. «
Lorsqu’un moine est rappelé au Seigneur, lit-on dans le Grand Rituel, le frère
préposé à cet effet frotte son corps à l’eau tiède, traçant au préalable, avec
l’éponge, une croix sur le front du mort, sur la poitrine, les mains, les
pieds et les genoux, rien de plus. » Ce fut le Père Païsius qui procéda à
cette opération. Ensuite, il revêtit le défunt de l’habit monastique et
l’enveloppa dans une chape, en la fendant un peu, comme il est prescrit, pour
rappeler la forme de la croix. On lui posa sur la tête un capuce terminé par
une croix à huit branches, le visage étant recouvert d’un voile noir, et dans
les mains une icône du Sauveur. Le cadavre ainsi habillé fut mis vers le matin
dans un cercueil préparé depuis longtemps. On décida de le laisser pour la
journée dans la grande chambre qui servait de salon. Comme le défunt avait le
rang de iéroskhimonakh(1), il convenait de lire à son intention, non le
Psautier mais l’Évangile. Après l’office des morts, le Père Joseph commença la
lecture ; quant au Père Païsius, qui voulait le remplacer ensuite pour le
reste de la journée et pour la nuit, il était en ce moment fort occupé et
soucieux, ainsi que le supérieur de l’ermitage. On constatait, en effet, parmi
la communauté et les laïcs survenus en foule, une agitation inouïe,
inconvenante même, une attente fiévreuse. Les deux religieux faisaient tout
leur possible pour calmer les esprits surexcités. Quand il fit suffisamment
clair, on vit arriver des fidèles amenant avec eux leurs malades, surtout les
enfants, comme s’ils n’attendaient que ce moment, espérant une guérison
immédiate, qui ne pouvait tarder de s’opérer, d’après leur croyance. Ce fut
alors seulement qu’on constata à quel point tous avaient l’habitude de
considérer le défunt starets, de son vivant, comme un véritable saint..."

Les frères Karamazov sont : Dmitri, le jouisseur qui oscille entre le bien et
le mal ; Ivan, l'intellectuel matérialiste et Alexéi, l'homme de foi. Ils se
connaissent à peine ; leur seul lien : leur père, Fiodor, un homme sans morale
et sans principe qui n'a que très peu d'intérêt pour ses fils. Ce denier est
assassiné...

Véritable drame existentialiste.

Tome II
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