Le Diable, Histoire de la diablerie chrétienne
Éditeur
BnF collection ebooks
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Le Diable

Histoire de la diablerie chrétienne

BnF collection ebooks

Offres

  • AideEAN13 : 9782346142132
    • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    • Lecture en ligne, lecture en ligne
    5.99
« Dieu et le Diable ! Comme symbole du bien et du mal, ce dualisme date, dans
l’âme humaine, du jour où elle commença à réagir par l’amour et la crainte
contre les impressions du dehors ; comme symbole des deux forces opposées qui
déterminent toute évolution de la vie de l’esprit, il est contemporain des
débuts de la conscience. Ce sont en quelque sorte les deux frères ennemis :
Caïn et Abel, Étéocle et Polynice, Ésaü et Jacob, Romulus et Rémus. Dans la
doctrine mazdéenne, du moins telle que la constituèrent les modifications
introduites postérieurement à Alexandre, Ahriman, le dieu mauvais, celui qui
est devenu le type du Diable d’après la captivité de Babylone, de l’Apocalypse
et du Christianisme, naquit le même jour qu’Ormuzd, le dieu bon, du
dédoublement de Zervan Akarana, l’Être indéfini, ce qu’on pourrait appeler
l’Inconcret ou l’inconscient, pour me servir d’expressions modernes. Ce Zervan
Akarana était conçu tout à la fois comme une fatalité vivante, un impulsus
aveugle, quelque chose d’analogue au Destin de la mythologie latine, ou encore
comme l’espace qui embrasse tout, Océan sans limite, dans lequel tout se
produit, le bien et le mal, le beau et le laid. C’était une sorte de substance
irréductible et purement potentielle, sans concrétion. S’il avait eu, comme
Jéhovah, une langue pour parler, il eût pu dire avec plus de raison, dans
l’ordre absolu, que le Dieu des Juifs ne l’a dit de lui-même : “C’est moi qui
ai fait la lumière et créé les ténèbres ; c’est moi qui fais le bien, c’est
moi qui ai fait le mal : je suis celui qui a tout fait”. Placé en dehors du
grand combat de la vie, il en est le spectateur indifférent, et “c’est
pourquoi, dit très justement Friedrich Spiegel, beaucoup d’Erâniens ont pu
croire qu’Ahura Mazda (Ormuzd) et Agro Mainyus (Ahriman) étaient, l’un aussi
bien que l’autre, des créatures du Temps indéfini” »
S'identifier pour envoyer des commentaires.