Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Philippe Picquier

9,00
17 août 2021

Japon

De l’autrice, je n’avais lu que "Le restaurant de l’amour retrouvé". Cette papeterie me faisait de l’œil, et en plus, il est en poche.

J’ai aimé me plonger pendant une année dans la vie d’une petite ville proche de Tokyo. Ses habitants y cultivent encore certaines traditions et la douceur de vivre.

Si les aventures amoureuses de Hatoko, le personnage principal, ne m’ont pas passionnées, j’ai en revanche aimé ses écrits imposés.

Hatoko tient en effet cette papeterie familiale, qui est aussi une échoppe d’écrivain publique.

J’ai aimé le choix des stylos, de l’encre, du papier et enfin des mots pour chaque missive qu’elle devait rédiger.

J’ai aimé que ces écrits soient retranscrits en japonais.

Et puis le temps s’écoule au fil des saisons, et rien que ça, c’est beau.

Quelques citations :

Mange amer au printemps, vinaigré l’été, piquant l’automne et gras l’hiver. (p.135)

Il faut se dire à l’intérieur : « Brille, brille, brille ! » (p.196)

Mourir, c’était peut-être vivre éternellement. (p.257)

L’image que je retiendrai :

Celle du plat d’anguille qu’Hatoko commande lors d’un dîner avec Le Baron, plat qu’elle n’avait pas mangé depuis la mort de sa grand-mère.

https://alexmotamots.fr/la-papeterie-tsubaki-ogawa-ito/

17 août 2021

immigration, Océan Indien

J’ai longtemps hésité à lire ce roman qui se déroule dans l’Océan Indien et qui narre la revendication d’une île perdue au milieu de l’océan.

Et puis, l’opportunité se présente et je me lance.

Au départ, le style ne m’a pas plu et je trouvais les personnages caricaturaux (une île merveilleuse où tout le monde vit en harmonie, tout le monde il est gentil).

Et puis la sauce a pris et j’ai voulu découvrir ce qu’il arrivait à ces habitants chassés de chez eux par la Perfide Albion.

J’ai tremblé avec eux lors du tsunami de 2014 ; j’ai espéré avec eux lors des différents recours aux différentes Cours Internationales.

J’ai découvert que les anglais avaient payé pour le relogement des îlois, argent dont ils n’ont jamais vu la couleur, condamnés aux bidonvilles.

Même si je n’ai pas cru aux personnages trop d’un seul bloc, le propos de l’auteure est ailleurs.

Un livre qui a le mérite de mettre en lumière le combat des îlois pour récupérer leurs îles dont ils ont été spoliés.

Un roman qui me restera finalement en mémoire, qui montre que même le sable de l’île la plus perdue (au milieu de l’océan) peut être recouverte de béton.

L’image que je retiendrai :

Celle des couleurs bleues et vertes des oiseaux, de la mer et du ciel, couleurs omniprésentes.

https://alexmotamots.fr/rivage-de-la-colere-caroline-laurent/

17 août 2021

Philippines, typhon

J’ai été émue par Madel et sa collègue qui filment les ravages du tsunami sur la population délaissée.

Les secours mettent du temps à arriver et médecins et infirmiers manquent de tout.

Si la collègue de Madel cherche l’image choc pour chaque nouveau reportage, elle va découvrir une réalité qui dépasse son entendement et la choque littéralement.

J’ai aimé découvrir à hauteur de rue les ravages humains de la catastrophe.

Malgré le titre, les mains lâchées pendant la catastrophe ne m’ont pas émues plus que cela. J’ai trouvé que le propos de l’auteure était ailleurs.

Un roman qui montre que l’homme est impuissant face à la nature.

L’image que je retiendrai :

Celle des corps qui pourrissent dans l’eau.

17 août 2021

policier, humour

Ouvrir un roman de Franz BARTELT, c’est avoir la certitude que l’on sera surpris. Et ce dernier roman le confirme.

On suit un l’inspecteur Wilfried Gamelle à la recherche d’un tueur en série insaisissable qui a déjà fait plus de 40 victimes.

Gamelle ne boit pas, ne fume pas, ce qui fait que sa compagne l’a quitté pour un milliardaire qui mène grand train.

Ce n’est pas son adjoint cul-de-jatte Bourrin qui va l’aider, qui préfère tracer des lignes sur des feuilles blanches tout au long de la journée.

Vous l’aurez compris, ce roman ne se prend pas au sérieux, et ça fait du bien.

L’image que je retiendrai :

Celle des lunettes Gnagna de l’aveugle, hyper chères, que Gamelle pulvérise en début de récit.

https://alexmotamots.fr/un-flic-bien-trop-honnete-franz-bartelt/

Les Florio - tome 1

Albin Michel

21,90
5 août 2021

Sicile

C’est suite à un coup de coeur de ma librairie préférée sur FB, et parce que pendant les vacances, je lis des pavés, que j’ai lu ce premier tome de la saga des Florio.

J’ai aimé que l’auteure restitue le contexte politique à chaque début de chapitre (parce que je ne connaissais rien de l’histoire mouvementée de la Sicile).

J’ai aimé sentir au fil des pages l’atmosphère froide de la ville en hiver, les odeurs du port.

J’ai été choquée par l’attitude des nobles désargentés de l’île qui ne veulent pas se compromettre avec les bourgeois, sans avoir eux-même de quoi manger.

En revanche, le fils au caractère bien trempé m’a agacé par son attitude corseté, sa soif de revanche par l’argent.

J’ai préféré son propre fils, élevé avec l’argent de son père, et qui acquière les codes de la noblesse.

Evidemment, la place des femmes se situe à la marge, obligée de se marier et de se taire.

J’ai été un peu agacée des flash-forward : plus tard, il se passera ça. Pourquoi le dévoiler déjà ?!

Un premier volet intéressant mais peut-être un peu trop rapide à mon goût : les situations s’enchainent au gré des investissements du père.

L’image que je retiendrai :

Tout commence avec le commerce du quinquina, une plante aux vertus multiples.