Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Alabama Song
24 août 2011

Au travers de ces quelques pages - si peu nombreuses - on se prend de passion pour cette jeune femme perdue et qui se cherche.

Du grand écrivain, on n'apprendra pas grand chose mais de Zelda on découvre les blessures profondes que les traitements psy de l'époque n'ont pas améliorées.

Un roman tout en non-dits et ellypses, comme pour respecter le silence de Mme Scott Fitzgérald.

Une femme qui ne voulait que danser dans son Alabama natale.

Une femme amoureuse du soleil et d'un homme, mais pas celui qu'elle a épousé trop jeune.

L'image que je retiendrai :

Celle d'une femme les pieds en sang d'avoir trop danser, seule la nuit, sur un banc de Paris et qui pense à son Alabama natale, si chaude et poussiéreuse.

L'homme-alphabet
24 août 2011

Comment dire ? Voilà un ouvrage étrange, bizarre, à la limite du lisible. Pourtant, j'aime bien les expériences d'écriture, même si à lire, elles ne sont pas faciles : j'ai encore en mémoire la lecture d'Ulysse de James Joyce, un sommet du genre.

Cet auteur-là, Richard Grossman, va encore plus loin. Lui aussi prend la voix du narrateur pour écrire ses moindres pensées, sauf que ce narrateur est un poète doublé d'un meurtrier paranoïaque et schizophrène. Je vous laisse imaginer....

Est-ce que ce livre m'a plu : non. Trop de schizophrénie brouille la narration et l'intrigue que l'on devine. Un livre qui ne peut emporter le lecteur dans le déroulement de sa narration.

C'est très bien écrit, oui. C'est une expérience littéraire intéressante : oui, comme on en voit de plus en plus. Est-ce intéressant à lire : pourquoi pas, si on est adepte du genre.

L'image que je retiendrai :

Celle du clown, le double du narrateur.

Fractures
24 août 2011

Encore une histoire de cet auteur qui se déroule dans le Nord, où il se passe d'étranges choses, décidément... Voilà une région qu'il me tarde de visiter.

L'auteur m'a emmené sur des fausses pistes, comme d'habitude, et j'ai aimé m'y laisser prendre.

Un roman bien noir, toutefois, sur les méfaits d'une certaine éducation des enfants : à trop vouloir protéger sa fille, le père en a fait une folle. Qu'on se le tienne pour dit. J'ai d'ailleurs appris pleins de choses sur les symptômes psy.

L'image que je retiendrai :

Celle des galeries creusées par les poilus australiens et néo-zélandais, et qu'ils ont baptisés des noms de leurs villes. Un peu d'antipodes sous la terre de France.

Roseanna, le roman d'un crime

le roman d'un crime

Rivages

24 août 2011

Du temps, ils en mettent, en effet, les inspecteurs : plus de 6 mois. Et la façon de retrouver le coupable tient du hasard.

Ce qui est intéressant dans ce roman, c'est l'arrière plan de l'enquête : la vie de l'inspecteur, la société suédoise des années 60.

La Ballade de Lila K
10 mai 2011

Que dire de ce roman qui n'ait pas déjà été dit.

J'ai beaucoup aimé le style fluide et parfois "décalé" ; je me suis attachée au personnage de Lila ainsi qu'aux héros secondaires qui l'aideront dans sa quête.

J'ai moins apprécié le contexte - l'histoire se déroule dans les années 2100 - qui apparait trop en pointillés : les hommes portent des robes et les femmes des pantalons ; plus de livres mais des grammabooks ; une capitale dont la Zone est dangereuse.... J'aurais aimé plus de descriptions de ce contexte, mais elles auraient alourdie la narration.

Ceci dit, la vision d'un futur après "les événements" est assez crédible et fait froid dans le dos. Irons-nous vraiment vers ce futur aseptisé et contrôlé ?

J'avais beaucoup aimé "Pièce montée", il y a quelques années, à la fois percutant et bien écrit. J'ai beaucoup aimé celui-ci aussi. Affaire à suivre....

L'image que je retiendrai :

Celle du chat arc-en-ciel, issu de mutations génétiques, et qui change de couleur. Sensé être stérile, il fait tout de même des petits : "la vie est parfois un grand mystère".